Je m’appelle Olivier et je suis intervenant référent aux Appartements Papineau. J’ai la chance de cotôyer des personnes de qualité au quotidien, autant collègues que partenaires. À travers mon cheminement, je me retrouve souvent exposé à différentes approches et expertises qui me permettent de m’améliorer dans mon rôle d’intervenant.

Les facettes du travail d’intervenant

Quand on travaille en intervention, on reçoit une liste de tâches prédéfinies qui décrit ce qui est attendu de nous. Un intervenant à des responsabilités envers ses usagers liées par exemple au respect du plan de traitement de l’équipe traitante (bonne prise de la médication, respect des modalités établies, respect des règles de la ressources).

Un intervenant doit aussi assurer la sécurité physique de sa personne, de ses résidents et de ses collègues. Voilà pourquoi nous recevons des formations telles que le RCR (Réanimation cardio-respiratoire), OMÉGA (prévention et gestion de situations à risque au travail), les formations de sécurité de la CNESST ainsi que la loi 90 (administration de médicaments).

Envers les résidents, un intervenant joue un rôle important dans le maintient et le développement des acquis. Ceux-ci englobent plusieurs facettes qu’on se retrouve plus ou moins à devoir travailler dépendamment du cheminement de la personne. On parle ici de l’hygiène personnel, l’entretien du logement, de réduction des méfaits, d’une alimentation balancée, de la gestion du repos et du sommeil, l’entretien de relations sociales et j’en passe. Pour certains, on part de plus loin et c’est un travail de longue haleine pour défaire certaines habitudes et instaurer des routines. Pour d’autres, on ne fait que de petits rappels et des encouragements, la personne a déjà un bon bout de chemin de fait.

Pour aller encore plus loin

Un aspect que les gens semblent moins considérer lorsqu’on parle de mon emploi à l’extérieur c’est ce qui se passe quand on arrive à dépasser le maintient des acquis. Le travail d’intervenant pour moi, ce n’est pas simplement d’atteindre un plateau de stabilité chez la personne, j’aspire toujours à essayer d’aller plus loin. Je ne pense pas cela car je crois que le maintient est facile à atteindre mais bien car pour moi, le développement d’une personne se joue aussi dans des aspects qui dépassent les besoins primaires. Je parle ici entre autres d’explorations d’intérêts personnels, l’acquisitions de nouvelles expériences, le dépassement de soi et la cultivation de l’indépendance.

Ces considérations disons secondaires pèsent tout autant pour établir une stabilité et pour motiver les résidents à persévérer à travers les difficultés. C’est pourquoi quand j’accompagne un résident au gym la première fois, si on décide de tenir une conférence sur les élections, si j’invite les résidents à une soirée de jeux de société ou si on fait un café discussion sur le thème de la sexualité, ces activités viennent complimenter les moments ou j’adresse le ménage d’un résident récalcitrant pour la dixième fois et où j’écris des courriels aux équipes traitantes pour une prise de médication compliquée.

Ce travail se joue dans la nuance, la patience et la créativité. Quand on essaie d’inciter des changements chez une personne qui maintient des habitudes de vies néfastes pour elle, il n’y a pas une méthode fourre-tout qui fonctionne à tout coup. Il faut souvent s’y attaquer de toutes sortes de manières avant de trouver la solution qui aura le plus gros impact. Voilà où entre cette approche balancée qui nous voit essayer d’inciter différentes facettes de la personnalité afin de comprendre où l’on arrivera à trouver le plus de leviers de changements.

Étant fan de casse-têtes, je me sens à ma place ici.

Olivier