Félicitations à l’équipe de la Fabrique à Bouffe qui a fait l’objet d’un article dans le Devoir. Cet article souligne leur travail acharné aux bienfaits des résidents des Appartements Papineau, des organismes avoisinants ainsi que pour les partenaires du Mûrier. Nous sommes fiers de cette belle représentation qui vient souligner l’engagement des cuisiniers formateurs, des employés en réinsertion ainsi que des stagiaires participants.
Cliquez le lien suivant pour lire l’article du Devoir:
https://www.ledevoir.com/plaisirs/alimentation/963000/organismes-nourrissent-humain
Au coeur de la cuisine communautaire
Dans le cadre d’un projet de recherche mené par le RACOR sur la vie aux Appartements Papineau, Mathieu Dostie à passé du temps à la Fabrique à Bouffe afin de constater son impact sur la vie des résidents du bloc.
La cuisine est vivante. On y entre pour travailler, mais aussi pour passer dire bonjour, prendre un café, demander un repas à emporter. Chaque matin, Benoît prépare une grande cafetière. Elle est là pour tout le monde. Le mardi et le jeudi, il y a des chocolatines gratuites. Ces gestes sont simples, mais attendus. Ils rythment la semaine.
Benoît est le chef cuisinier et le formateur. Il travaille avec trois ou quatre stagiaires à la fois, parfois plus, selon les journées. Il explique, montre, répète. Il n’hésite pas à reprendre les consignes, sans brusquer. Il ajuste selon les capacités, selon l’état de chacun. Il fait découvrir de nouveaux aliments, de nouvelles façons de cuisiner. Il parle souvent de manger mieux, sans imposer.
La relation entre Benoît et les stagiaires est marquée par la camaraderie. On se taquine, on rit, on travaille sérieusement. Benoît prend ses pauses avec eux, mange avec eux, discute d’égal à égal. Ici, la hiérarchie est présente, mais discrète. Ce qui compte, c’est de participer, d’être là, de faire sa part.
Certains stagiaires cuisinent. D’autres s’occupent de l’entretien de la salle à manger. Les rôles circulent. La Fabrique à bouffe produit environ quarante repas par jour, mangés sur place, emportés ou congelés. Pour six dollars, on peut manger un repas complet. Pour certains, c’est l’essentiel de l’alimentation quotidienne.
La cuisine est aussi un lieu de socialisation. On y vient autant pour manger que pour rencontrer quelqu’un. On y apprend les nouvelles. On s’y reconnaît. Les résidents savent qui travaille ce jour-là, qui est stagiaire, qui est nouveau, qui revient après une absence. Les présences comptent.
Une invitation à nos locaux pour une bonne cause
Nous en profitons également pour vous inviter aux portes ouvertes de la Fabrique à Bouffe, organisées dans le cadre de la semaine de la santé mentale. L’événement aura lieu le 7 mai à 17h à 19h30 au 6869 avenue Papineau.
Au menu: présentation de chocolats confectionnés et décorés par les stagiaires de la Fabrique à Bouffe et des résident(e)s des Appartements Papineau. Vous êtes les bienvenus pour découvrir et déguster l’étendue de leurs talents.
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