Notre histoire

L’histoire du Mûrier

Le Mûrier est un organisme de bienfaisance fondé en 1985.  

Depuis 35 ans, il offre des services résidentiels aux personnes vivant avec un trouble grave de santé mentale, tel que la schizophrénie.  

C’est le mouvement de désinstitutionnalisation, qui avait pour objectifs de réorganiser le système psychiatrique et de favoriser la création de services au sein de la collectivité, qui a mené à notre fondation.  

La création d’organismes comme la nôtre, dédiées à la santé mentale, a permis d’assurer le suivi des personnes à leur sortie de l’hôpital et d’établir des programmes contribuant à leur réadaptation et leur réinsertion sociale.  

Au départ, les services résidentiels étaient offerts sous forme de foyers de groupe.  Après quelques années, Le Mûrier a choisi de diversifier ses approches. En voici quelques exemples: 

  • En 1998, Le Jalon a créé un modèle de soutien intensif en appartements, réservé aux femmes vivant avec un trouble de santé mentale et une situation de judiciarisation.
  • En 2007, un nouveau type d’hébergement « à la carte » voit le jour avec le Toit Vert ; deux services d’hébergement de type résidence de groupe à vocation transitoire ont fusionnés afin de permettre la construction d’un immeuble de 28 appartements offrant des services de soutien personnalisés. 

Contrairement aux foyers de groupe, ces services tiennent compte du niveau d’autonomie de la personne, lui permettant d’organiser son quotidien à sa façon (repas, budget, activités) tout en recevant du soutien adapté à ses difficultés organisationnelles.   Les six services résidentiels du Mûrier, hébergeant près de 100 personnes, sont donc des unités de service autonomes qui s’adaptent aux besoins spécifiques de leurs clientèles.  

Résidence Pie-IX
Le Toit Vert
Jalon

Des programmes axés sur le rétablissement et la sécurité alimentaire ont ensuite été élaborés au fil du temps; depuis 2011, Cuisinons ensemble offre des apprentissages culinaires individuels puis en groupe, au sein de la collectivité. C’est un projet dont nous tirons de la fierté, qui répond à un besoin concret des personnes vivant avec un trouble de santé mentale, qu’elles soient ou non résidentes du MûrierLa Fabrique à Bouffe et l’Atelier, des cuisines de production installées à même nos immeubles, permettent quant à elles d’offrir des stages d’expérimentation à l’emploiChaque année, près de 500 personnes bénéficient de nos programmes d’aide et d’entraide; consultez nos rapports annuels pour en savoir plus.

Notre fondateur, Gérard Hamon

On a longtemps cherché à savoir pourquoi on avait donné le nom de Le Mûrier à notre organisme. Hélas, cette quête n’a jamais donné de résultat et il est peu probable qu’elle en donne un jour. De toute évidence, le principal fondateur de l’organisme, Gérard Hamon, décédé en 1998, a emporté le secret avec lui.

Quelques hypothèses ont quand même été émises sur les origines de notre nom et parmi elles, il s’en trouve une qui à défaut d’être soutenue par des preuves irréfutables, bénéficie de témoignages qui rendent légitime son existence. Mais pour apprécier la justesse de cette supposition, il faut connaître le passé de Gérard Hamon.

Né à Nantes en France en 1934, Gérard Hamon a été confronté très jeune à la misère humaine. Il n’avait que six ans lorsque le 19 juin 1940 l’armée allemande a envahi et occupé toute la partie nord du pays, faisant au-delà de 45 000 prisonniers uniquement dans la région de Nantes. Parmi eux, le père de Gérard sera détenu durant cinq années, ce qui a obligé sa femme à s’occuper seule de ses trois enfants. Devant la situation et en dépit de son jeune âge, Gérard a pris sur lui de veiller sur toute la famille. « Et mon mari n’a jamais caché que pour y arriver, il a dû se faire une solide carapace » raconte la conjointe de Gérard, Germaine Legeay.

Non seulement veillait-il sur la famille, mais le jeune enfant avait également décidé de faire sa part pour chasser l’envahisseur et libérer sa communauté. Bien sûr, à six ans on ne prend pas les armes, mais le petit Hamon s’était fait messager pour la résistance et, dans son sac d’école ou son sac d’épicerie, il transportait des munitions ou des messages qu’il livrait aux maquisards.

Plusieurs fois en traversant champs et montagnes, il croisait des soldats allemands ou entendait des bombardements, mais carapace aidant, il allait son chemin.

La guerre a pris fin et la paix est revenue, mais elle sera de courte durée, car une autre éclate et Gérard, au début de la vingtaine, est envoyé en Algérie. Une guerre extrêmement sanglante qui fera dans les deux camps des centaines de milliers de victimes, une guerre qui réussira à percer la carapace du jeune soldat Hamon.

On raconte que fortement secoué par toutes les horreurs qu’il voyait au quotidien, Gérard Hamon avait pris l’habitude de trouver refuge sous un mûrier non loin de l’endroit où il était cantonné. Lorsqu’il le pouvait, il s’y asseyait seul et tentait de faire le vide afin que son esprit puisse fuir l’horreur.

Germaine ne peut toutefois corroborer l’affirmation, son conjoint s’étant toujours refusé à aborder tout ce qui touchait à ses trois années en Algérie. « Gérard a toujours refusé de nous parler de cette guerre. Il voulait sans doute nous épargner. Mais ce qu’il a vécu durant ces trois années là-bas a dû être atroce. Il a souvent pleuré après son retour. Et ça a duré pendant bien des années. Même son sommeil était généralement très agité » confie sa veuve.

En 1965, Germaine, Gérard et leurs quatre enfants quitteront définitivement la France pour s’installer au Québec. Généreux, sensible et altruiste comme il l’a toujours été, Gérard se mettra aux services des démunis notamment au centre Hippolyte-Lafontaine à titre de conseiller en réadaptation, mais aussi en fondant, en compagnie de sept autres personnes, l’organisme Le Mûrier dont la mission était, et est toujours, de soutenir les personnes souffrant d’une maladie mentale. Parmi les nombreux succès de Gérard Hamon, le parrainage civique : une merveilleuse initiative reprise un peu partout au Québec qui consiste à recruter des gens afin qu’ils développent une amitié avec un concitoyen ayant une déficience intellectuelle.

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