MOISSON MONTRÉAL, UN PARTENAIRE ESSENTIEL POUR NOTRE MISSION 

MOISSON MONTRÉAL, UN PARTENAIRE ESSENTIEL POUR NOTRE MISSION 

Notre mission est d’améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec un trouble de santé mentale grave. Ces personnes font partie des populations dites vulnérables; ce sont les groupes à risque d’exclusion sociale et dont le faible revenu est persistant. Le contexte actuel les touche directement.   

Nos résidents sont particulièrement touchés par l’insécurité alimentaire et l’isolement. Ils peinent souvent à planifier leurs achats alimentaires et à préparer leurs repas.  

Il y a maintenant deux ans que nous bénéficions du partenariat de Moisson Montréal pour nous approvisionner en denrées alimentaires. Ce partenariat est essentiel pour la réalisation de notre mission, et nous permet de veiller à la sécurité alimentaire de nos résidents.   

Une augmentation importante des dons alimentaires

Entre le 1er avril 2019 et le 31 mars 2020Moisson Montréal a distribué 8 721 kilogrammes de denrées au Mûrier, représentant une valeur de 49 709 $. Une augmentation de près de 40% par rapport à l’an dernier.  

En 2018-2019, ces denrées ont été utilisées dans la préparation de repas à coût modique pour nos résidents des Appartements Papineau. Notre accès croissant aux denrées cette année nous a permis d’augmenter le fonctionnement de la Fabrique à Bouffe, notre cuisine de production. Nous avions donc commencé à offrir ces repas à d’autres services résidentiels du Mûrier, afin d’aider plus de résidents.  

La Fabrique à Bouffe fait de petits miracles

Depuis le début de la pandémie, notre Fabrique à Bouffe produit sans relâche, grâce à une équipe extrêmement dévouée et efficace. Nous avons quadruplé notre rendement et nous servons désormais des repas gratuits à tous les résidents du Mûrier. Nous avons même développé un partenariat avec la Maison Saint-Dominique afin de leur offrir également une centaine de repas gratuits par jour, du lundi au vendredi.  

Ces quelques 880 repas par semaine ne pourraient être offerts gratuitement aux personnes vivant avec un trouble de santé mentale grave sans la contribution de Moisson Montréal. Ils ont d’ailleurs réagi rapidement à la crise en augmentant leur offre de denrées de 30% pour chaque organisme partenaire. 

Il est donc naturel pour nous de les remercier du fond du cœur, et de vous inviter, dans la mesure de vos moyens, à donner à Moisson Montréal. Vos dons permettront d’aider plus de 250 organismes communautaires de l’île de Montréal à réaliser leurs missions.

Une nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire

Une nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire

En cette période de pandémie, la collaboration et l’entraide sont essentielles. Les personnes vivant avec un trouble de santé mentale que nous desservons ont besoin de toutes les ressources disponibles afin de maintenir la meilleure qualité de vie possible.

Depuis la mi-mars, notre équipe sert gratuitement plus de 100 repas par jour à nos résidents, du lundi au vendredi. L’objectif est de les aider à respecter les consignes gouvernementales de confinement tout en assurant leur sécurité alimentaire.

Nous savons que les personnes vivant avec un trouble de santé mentale grave sont davantage touchées par l’insécurité alimentaire, et qu’elles vivent en temps normal plus souvent de la pauvreté et de l’isolement social. En ce moment, elles sont aussi plus vulnérables face à la contamination au coronavirus.

C’est pour cette raison que le Mûrier et la Maison Saint-Dominique ont convenu d’une action commune; la Fabrique à Bouffe du Mûrier, qui fonctionne à plein régime grâce à deux employés extrêmement dévoués, préparera gratuitement 70 repas supplémentaires du lundi au vendredi pour la Maison Saint-Dominique, donc 350 repas de plus chaque semaine!

La clientèle de la Maison Saint-Dominique est formée d’adultes à faible revenu, vivant seuls et ayant des problèmes de santé mentale. La mission de l’organisme est de leur offrir un logement social permanent ainsi que du soutien psychosocial et communautaire, en leur laissant beaucoup d’autonomie dans les autres sphères de leur vie. L’offre alimentaire ne fait donc pas partie de ses services habituels, car ses résidents achètent et préparent leurs repas eux-mêmes.

Dans le contexte actuel, les organismes œuvrant dans le secteur des services résidentiels pour les personnes vivant avec un trouble de santé mentale souhaitent tous faciliter la vie de leur clientèle, veiller à leur sécurité alimentaire et diminuer au maximum les risques de contagion. C’est pourquoi notre mission commune nous amène à former cette alliance naturelle. La Maison Saint-Dominique devrait recevoir ses premiers plats d’ici quelques jours.

Nous tenons à remercier tous ceux qui ont rendu cette collaboration possible, et plus particulièrement nos employés et nos fournisseurs de denrées alimentaires.

COVID-19 : nos actions depuis le 12 mars

COVID-19 : nos actions depuis le 12 mars

Depuis le 12 mars, nous avons mis en place certaines mesures pour nous adapter à la situation actuelle et protéger les personnes que nous desservons. Grâce à notre équipe, l’ensemble de nos services ont réagi rapidement pour s’ajuster. Nous sommes très fiers du travail qu’ils ont accompli en si peu de temps. Nous savons tous que la situation fragilise notre clientèle et engendre beaucoup d’anxiété; le soutien de nos employés est essentiel à leur sentiment de sécurité.

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La ruche du Mûrier : une occasion de s’instruire !

La ruche du Mûrier : une occasion de s’instruire !

Si vous ignoriez que Le Mûrier s’est doté d’une ruche, vous serez agréablement surpris d’apprendre tout ce que les résidents retirent de cette belle expérience!

Comme on vous le racontait cet automne, la ruche qui est installée tout l’été sur les toits des appartements Papineau a donné une belle récolte de miel.

Mais une autre matière a aussi été extraite de la ruche : la cire d’abeille. C’est un ingrédient de base fantastique pour plusieurs produits de soin pour le corps.

Louis-Philippe Robillard, responsable de la gestion des bâtiments (et de la ruche!), a donc organisé une activité pour les résidents, en prenant soin d’inviter une experte sur le sujet, Mme Dalal Hanna du collectif Dandelion.

L’atelier, qui s’insère dans le cadre de Cuisinons ensemble, s’est tenu dans la cuisine de production de la Fabrique à bouffe. Il a suscité beaucoup d’intérêt, puisque 8 résidents, 2 intervenantes (Martine Cotton et Andrée-Anne Bélisle) et un nouveau cuisinier-formateur, Nicolas Charles, se sont joints à eux pour travailler cette précieuse matière première.

Travailler et s’instruire

En premier lieu, il fallait purifier la cire d’abeille. Le procédé est simple et nécessite peu d’étapes, ce qui a permis à tous de mettre la main à la pâte. La cire a été modelée en petites boules pour être ensuite placée dans une étamine (« coton à fromage ») et plongée dans l’eau bouillante. En écrasant ces boules, la cire s’est retrouvée sous forme liquide dans le chaudron, alors que les résidus et impuretés sont demeurés dans l’étamine.

Une fois ce processus terminé, les chaudrons ont été sortis à l’extérieur, car le froid polaire qu’on a eu au début du mois de février refroidirait la cire en un temps record !

Cette période d’attente a été utilisée au mieux en permettant aux participants de discuter et de poser des questions sur les abeilles, la ruche et son fonctionnement.

Confectionner un produit pour prendre soin de soi

La cire a formé une couche solide à la surface du chaudron, qui a été recueillie afin d’être utilisée pour une deuxième activité, soit la confection de baume à lèvres.

Comme il ne s’agit pas d’un secret industriel, nous vous partageons ici la recette qu’ils ont suivi, au cas où vous voudriez faire comme eux !

Pour 10 petits tubes

Ingrédients :

  • Cire d’abeille : 3,5 grammes
  • Beurre de karité : 4,5 grammes
  • Beurre de cacao : 2,8 grammes
  • Huile d’olive : 7 millilitres
  • Miel (ici, de notre ruche !) : 1,8 millilitres
  • Vitamine E : 4-6 gouttes

Dans un bain marie, faites d’abord fondre la cire d’abeille, puis ajoutez-y les beurres. Lorsque tout est fondu, incorporez l’huile d’olive. Retirez du feu et ajoutez-y le miel, qui ne doit pas être chauffé afin de conserver toutes ses propriétés. Ajoutez enfin la vitamine E, puis versez la préparation dans des tubes ou petits pots de baume à lèvres. Laissez refroidir, et appliquez sans modération !

À la fin de l’après-midi, chaque participant a pu repartir avec deux baumes à lèvres, et une invitation à revenir confectionner d’autres produits à partir de la cire qu’ils avaient purifiée.

Bref, de ce projet de ruche urbaine a découlé plusieurs activités dont les résidents bénéficient, au niveau alimentaire, pédagogique et social !

 

Le Chez-Nous de Mercier-Est, partenaire de Cuisinons ensemble

Le Chez-Nous de Mercier-Est, partenaire de Cuisinons ensemble

Cuisinons ensemble est un projet qui se décline en deux étapes. Il y a d’abord les ateliers à domicile, où un cuisinier-formateur accompagne individuellement chaque participant dans ses apprentissages culinaires de base : faire un menu, une liste d’épicerie, un budget, maîtriser les notions élémentaires en cuisine. Lorsque ces ateliers sont terminés, les participants sont invités à joindre un club alimentaire dans différents organismes partenaires.

Comme Cuisinons ensemble a toujours besoin de locaux pour tenir ses clubs, les partenariats sont essentiels. Andrée-Ann Pagé, une bénévole qui s’est longtemps dévouée pour Cuisinons ensemble, nous a permis de développer un nouveau partenariat avec l’organisme Le Chez-Nous de Mercier-Est. Le fait qu’elle soit présidente de leur conseil d’administration a facilité le premier contact avec la direction !

Le Chez-Nous de Mercier-Est est un centre communautaire qui dessert les personnes de 55 ans et plus, en leur offrant des activités et services adaptés à leurs besoins. Une cuisine fait partie de leurs installations, et des activités de cuisine collective s’y tenaient déjà.

Une collaboration aux nombreux bénéfices

L’intérêt des partenariats est de favoriser une mixité sociale entre différentes populations. Au quotidien, les défis des membres du Chez-Nous de Mercier-Est sont essentiellement de lutter contre l’isolement, de vivre avec une perte d’autonomie ou des troubles cognitifs. Quant à la clientèle du Mûrier, il s’agit de personnes vivant avec un trouble de santé mentale, souvent en situation de désaffiliation sociale et d’insécurité alimentaire.

Dans le cadre des clubs alimentaires de Cuisinons ensemble, les participants préparent le repas en commun, dans un esprit d’entraide et de soutien mutuel. La particularité de ce partenariat réside dans ses échanges intergénérationnels : cela a mené à une plus grande ouverture et à une belle cohésion entre les deux groupes, favorisant ainsi la sécurité alimentaire de tous.

À tous les mois, le club réunit de 8 à 12 participants ; l’activité est si populaire que les inscriptions se bouclent rapidement, parfois même des semaines à l’avance. En cuisine, les gens s’activent, tous occupés à des tâches précises… mais pas assez pour ne pas en profiter pour discuter ! Une fois que les plats sont prêts, ils prennent le temps de manger ensemble. Ils repartent ensuite avec une autre portion pour la maison, et assurément contents d’avoir partagés ce moment en commun.

S’inscrire au programme de Cuisinons ensemble

 

Le Chez-Nous de Mercier-Est offre à ses membres des activités artisanales, culturelles, physiques et sociales, ainsi que des ateliers et des conférences susceptibles d’intéresser les aînés. Les membres peuvent aussi bénéficier de services d’intervention et de dépannage alimentaire. Consultez leur programmation du printemps !